L’association ECOPARC A 23 joue la carte de la mutualisation ! (VA infos)

by Ecoparc on

En ce début d’année 2013, Béatrice Bertin, de la société FIZZY a succédé à Philippe Lousse PDG de DPDO, à la présidence de ECOPARC A23. Créée en juin 2009, cette association regroupe les entreprises de la zone d’activités de Sars et Rosières et quelques entreprises aux alentours. Avec ses 40 adhérents, tous chefs d’entreprises, dont plus de 90 % sur la zone, ECOPARC A 23 a su créer, en quelques années, une réelle synergie au coeur du parc d’activités.

Une fois par mois, c’est en nombre que les membres de l’association se retrouvent à l’heure du déjeuner pour échanger sur différents sujets. Joli succès pour la nouvelle présidente Béatrice Bertin qui nourrit de belles ambitions pour son « bébé » comme elle se plaît à le nommer. Son projet majeur ? « La mutualisation » qui, ici, n’en est déjà plus, depuis longtemps, à ses balbutiements

Va-infos.fr : « Pourquoi ECOPARC? D’où est venue l’idée de créer cette association de chefs d’entreprises alors que vous vous connaissiez à peine ? »
B.B. : L’idée émane de la chambre de commerce de Valenciennes, aujourd’hui devenue Chambre de Commerce du grand Hainaut. C’est elle qui nous insufflé l’idée de créer une association regroupant les entreprises du parc d’activités.

Va-infos.fr : « Vous avez tout de suite adhéré à l’idée de la CCI. Comment se sont déroulés les premiers contacts entre chefs d’entreprises ? »

B.B. : La première réunion a eu lieu chez DPDO où nous avons été accueillis par Philippe Lousse. Il y avait déjà plusieurs entreprises présentes à cette réunion. Le fait de se rencontrer, une fois par an, dans le cadre du repas organisé par la CCRVS (Communauté de Communes Rurales de la Vallée de la Scarpe) nous a permis d’initier cette démarche d’association.

Va-infos.fr : « L’association a vu le jour dès juin 2009. Quels en étaient les objectifs premiers ? »
B.B. : Nous voulions, avant tout, préserver la qualité de ce parc d’activités qui est… exemplaire ! Au-delà du repas annuel qui nous permettait de nous rencontrer, l’idée était aussi de créer des liens et une dynamique entre les chefs d’entreprises. Nous tenions aussi à favoriser l’accueil des nouvelles entreprises état entendu que le parc d’activités avait encore du potentiel de terrain.

( visuel restaurant d’entreprise) Va-infos.fr : « La mutualisation n’était donc pas l’idée de départ. Comment y êtes-vous arrivés si vite ? » 

B.B. : Elle est venue sur différents sujets. Le premier étant le restaurant d’entreprises avec l’idée de mettre en œuvre un service pour tous. La gestion des espaces verts a, également, été rapidement au centre de nos préoccupations, étant entendu que tout ce qui était environnement était un sujet phare au niveau d’ECOPARC, sachant, qu’avec la chambre de Commerce nous étions rentrés dans une démarche SMIG LIFE qui assurait la promotion de la qualité de l’environnement au sein d’un parc d’activités. Ce qui nous a permis aussi, d’aborder le sujet de la gestion et de la mutualisation des déchets. Sujet également travaillé avec la Chambre de Commerce.

Va-infos.fr : « La mutualisation vous a-t-elle déjà permis de résoudre des problèmes collectivement ? »

B.B. : Oui, très rapidement ! La mise en oeuvre d’un gardiennage sur le parc d’activités a été un des sujet-phare de ma mutualisation. Peu après la création de l’association des gens du voyage se sont installés de manière impromptue sur la zone. L’action collective, avec l’aide la gendarmerie, a permis de résoudre rapidement le problème.

Va-infos.fr : « Forts de cette synergie, vous avez continué. Quels ont été les autres sujets de mutualisation ? »

B.B. : D’autres sujets ont, en effet, suivi, avec l’aide de l’IAE de Valenciennes. Mutualisation des assurances, formation, sécurité, secourisme, électricité (en cours). On est aujourd’hui sur le poste de nettoyage des locaux. Nous travaillons aussi sur la gestion des déchets avec la société MALAQUIN. Il y a encore plein d’autres sujets à aborder…

Va-infos.fr : « Comment s’organise chaque projet de mutualisation ? D’où vient l’impulsion ? »

B.B. : L’idée émane toujours de la volonté d’un adhérent. Si on prend l’exemple de la sécurité, c’est Philipe Lousse (DPDO), très sensible sur le sujet qui l’a lancé. Pour le restaurant d’entreprises, c’est Stéphane Dauchy (SUNDIS)  qui été demandeur. Pour ma part, il n’y a pas un seul sujet que j’aborde pour FIZZY sans penser mutualisation. Cela a été le cas pour les copieurs, Gaz de France. Nous avons aussi mutualisé les « pack annonces ». J’ai également négocié tout ce qui était mutuelle maladie. Forcément, je le propose systématiquement aux autres entreprises. L’intérêt est pour tout le monde : quand je reçois les fournisseurs si je dis « je suis FIZZY mais aussi ECOPARC », cela a plus de poids !

Va-infos.fr : « Comment envisagez-vous l’évolution de ces projets de mutualisation ? » 

B.B. : Pour donner plus de professionnalisme au dossier, nous avons accueilli un stagiaire de l’IAE de Valenciennes : Anthony Gosnet. Nous l’avons rencontré lors de la manifestation une journée-un étudiant- un entrepreneur organisée en octobre. Ce jeune a passé une journée avec Laurent Favry de BOIS ENERGIE NORD, c’est comme cela que le contact s’est fait. Il était en recherche d’un stage de 6 mois, comme je ne voulais pas ponctionner sur la trésorerie d’ECOPARC, j’ai sollicité l’aide de la CCI, qui a accepté. Il travaille pour ECOPARC mais également pour CAPA Cité, le club qui regroupe els associations des différents parcs d’activités, mené avec la participation active de la CCI.

Va-infos.fr : « Quels sont les nouveaux projets de mutualisation qui seront mis en place prochainement ? »
B.B. : Cela va dépendre du questionnaire qui a été distribué à tous les membres de l’association. D’après les premiers résultats de l’enquête, ce qui ressort ce sont les fournitures de bureau et l’informatique, l’EPI (Equipement de Protection Individuelle) mais aussi la protection des bâtiments avec, entre autres, les extincteurs et la formation. Le carburant est aussi un poste important.

Va-infos.fr : « Vous avez aussi un projet de mutualisation de « ventes directes » sur la zone ? » 

B.B. : Oui, l’idée est de mettre en commun nos produits pour avoir une meilleure attractivité. Mise en commun aussi de nos moyens humains, informatiques, logistiques. On revient sur le principe même de la mutualisation. Quelques entreprises sont intéressées. C’est à l’étude ».

Va-infos.fr : Parlez-nous de votre « projet phare » et de CAPA cité, dans le cadre du Grand Hainaut ? 

B.B. : Le projet phare pour ECOPARC est la mise en pale d’une plate-forme d’achats. Pendant 6 mois, notre stagiaire viabilisera le projet d’une structure juridique qui porterait le projet de mutualisation des achats. On commence aujourd’hui avec ECOPARC, mais pour que ce soit viable le projet doit être étendu aux autres parcs d’activités du Grand Hainaut d’où la légitimité de CAPA cité. L’idée est de prendre le meilleur d’ECOPARC pour l’étendre aux autres parcs d’activités du Grand Hainaut et améliorer les relations entre les uns et les autres. Je suis tellement convaincue de l’intérêt de cette association que j’aimerais que cela existe aussi sur les autres parcs d’activités !

Nathalie Vanhee

Written by: Ecoparc